Respirer, une demi-heure par jour, un mélange d'eucalyptus radié et de thym protège des microbes de l'hiver, tandis que quelques gouttes de mandarine et d'ylang-ylang invitent à la sérénité. Car les molécules exercent une action sur le corps, mais aussi sur l'esprit.
En effet, notre odorat, relié à notre cerveau limbique, éveille nos souvenirs, nos émotions, nos sensations les plus intimes. Une huile essentielle peut donc aussi résonner dans notre inconscient. Voilà pourquoi des essences comme la marjolaine ou le petit grain permettent de soigner les dépressions.
Quant au choix du diffuseur, une règle impérative : on ne chauffe jamais directement une huile essentielle sous peine de la brûler, donc de la dénaturer ! A proscrire, l'anneau en métal posé à même l'ampoule électrique. Préférez les mal nommés « brûle-parfums » (en terre cuite ou en céramique), avec une coupelle destinée à contenir de l'eau, dans laquelle on ajoute quelques gouttes d'aromates. Chauffée par une bougie, l'eau s'évapore lentement, entraînant les molécules dans l'air. Le nec plus ultra reste le diffuseur électrique : une pompe souffle de l'air froid dans un tube en Pyrex et pulvérise des milliards de microparticules d'huile essentielle. Non chauffées, les essences gardent toutes leurs propriétés.